Les Flots Blancs...
il y a quelques jours, je vous présentais mon fournisseur occasionnel de lait cru bio, mais je suis excitée, oui-oui, de vous présenter
nous voici donc enfin fourni en lait cru BIO ! et c'est la Famille Chapolard qui s'y colle !! bien connu dans notre région, en effet, nous connaissions le porc fermier de chez leurs oncles, et leur gentillesse athypique ! chez qui je me fourni chaque semaine sur le marché (saucisse, boudin, côtelette, brochette, merguez, pâté, saucisson.....) d'une qualité et d'une fraicheur inégalable, direct du producteur au consommateur,
voici maintenant un autre secteur assuré par ces deux frères, Julien et Romain,
ils vont élargir leur gamme jusqu'aux yaourts, crème et beurre... bref que du bonheur !!
jusqu'à présent je me fournissais par bride ( à mon grand regret ) à chaque visite chez ma mère, maintenant je ne consommerai définitivement plus de lait de grande surface !
voici un extrait de leur interview :
" ... Des picotements dans les jambes, la bouche un peu sèche et un sourire qui ne s'efface pas. Voilà les frères Romain et Julien Chapolard, jeunes agriculteurs du Gaec des Flots Blancs, la semaine dernière quand leurs premières vaches sont arrivées. « Depuis le temps qu'on en parle, maintenant les voilà !
Les projets des jeunes hommes prennent vie sous les yeux de tous ceux qui les ont aidés et accompagnés dans la mise en route du Gaec. Même leur grand-père est venu voir l'arrivée du bétail. « Il paraît qu'il n'y avait plus de vaches sur cette terre depuis trente ans ».
Elles sont arrivées par camion de l'autre bout de la France : d'Ille-et-Vilaine et du Morbihan. « Nous avons choisi des vaches de race normande, plus rustiques et qui s'adaptent au climat de la région », expliquent les deux frères. Effectivement, malgré la distance parcourue, « on dirait qu'elles ont toujours habité là ». En plus, ces animaux sont à la fois « de bonnes laitières et donnent de la bonne viande ». Sur les 34 vaches, une douzaine est traite deux fois par jour.
ils ne manquent pas d'idées. Non seulement le Gaec des Flots blancs aimerait transformer une partie de sa production (lait, beurre, crème, yaourt), tous les matins, après la traite, le lait cru est directement mis dans des bouteilles, refroidi jusqu'à atteindre une température inférieure à +4° et mis dans la distributrice. Ce qui n'est pas vendu dans la journée est récupéré et vendu sur le marché du lendemain : « Nous avons trois jours pour commercialiser le lait cru », rappellent les frères.
Il a fallu presque neuf mois pour que les deux frères, Romain et Julien Chapolard, réalisent leur projet. Le faire-part de naissance aujourd'hui est prêt, sous la forme d'une vache rigolarde en guise de logo : ils vendent donc du lait frais en direct aux consommateurs !
Ce sont leurs premiers pas vers la vente directe. La fin d'un parcours du combattant, le début d'une autre aventure. Un projet que les deux frères, qui ont monté le Gaec des Flots Blancs au début de l'année, voient enfin aboutir. Aujourd'hui, leur laboratoire est en cours de finition. Ils ont eu le feu vert des autorités sanitaires. Et cerise sur le gâteau, le distributeur de lait frais est en chemin vers leur Gaec, à Baradé, route de Mézin, puis en point stratégique à Nérac où la demande est croissante.
Côté tarif, les frères Chapolard jouent la carte du bon marché : un euro le litre de lait, « moins cher que certaines marques en grande distribution ».
Cela dit, cette crise du lait, qui revient régulièrement faire la une de l'actualité, n'a pas bouleversé leurs projets. « Nous avions tellement de boulot… », soupire Romain. Entre l'étable high-tech à construire, la salle de traite, les démarches administratives et, depuis le mois de mai, les vaches à traire tous les jours, les frangins n'ont jamais relâché leurs efforts. Aujourd'hui, leur exploitation compte près d'une quarantaine de vaches.
De plus, « ce que nous vendons à la laiterie ne nous fait pas vivre, comme d'autres ». Avec 10 000 litres de lait par mois environ, « c'est un appoint ». Un appoint qui leur permet également d'avoir des analyses régulières, « trois fois par mois ». De quoi rassurer le consommateur.
D'ailleurs, c'est le consommateur qui est au cœur du projet. « C'est lui qui, au final, nous dira si ce qu'on fait lui plaît ou non », argumente Julien. Le jeune agriculteur s'occupe de tout ce qui touche à l'élevage des bêtes et à l'organisation des terres.... "

